nos souvenirs dansent jusqu’à l’oubli

En 2025, nous avons accueilli pour la première fois, deux artistes en résidence. Nina de Angelis est plasticienne, performeuse et poétesse ; Émilie Orengo est photographe. Toutes deux passeront 10 journées à expérimenter et développer leurs projets, dans un cadre professionnel et accueillant.

Pourquoi ? Parce que nous soutenons la création artistique bruxelloise. Parce que, ces deux artistes, au travers de leur travail (ré)humanisent le monde, en le questionnant, en partageant leur point de vue et en nous invitant à développer le nôtre, à éveiller nos sens et nos langages.

Le travail accompli en résidences, sera exposé le 7 et 8 mars 2026. « Nos souvenirs dansent jusqu’à l’oubli » souligne deux propositions  riches en résonance malgré des pratiques et disciplines différentes.

 

Nina de Angelis.
Depuis plus de dix ans, La pratique picturale et poétique de Nina s s’articule autour du geste et du mouvement. Elle explore les rythmes du vivant et déploie une version intime et abstraite de ces observations. Ces mouvements nourrissent un langage abstrait qui invite à voir autrement et à redéfinir notre rapport au monde. Il y a une recherche esthétique, mais également une recherche de la faille devant laquelle le contemplateur est invité à laisser résonner les siennes. Car la beauté vit dans la fragilité, dans l’incertitude.

Dans un monde qui considère souvent la sensibilité comme une faiblesse, Nina revendique son importance. Donner à voir des mouvements inspirés de l’élan tranquille de l’eau, de la danse secrète des arbres la nuit, ou de la vibration aléatoire des feuilles est un acte poétique politique.

Face à l’œuvre, il ne s’agit plus de comprendre, mais de se laisser porter, comme par un courant. Nina nous invite à nourrir et explorer notre “pouvoir-du-dedans” dont parle Starhawk. Ses tableaux sont des fenêtres ouvertes sur un monde qui fertilise nos imaginaires.

www.ninadeangelis.com et @nina_de_angelis_studio

 

Émilie Orengo
Émilie est une jeune photographe française formée à l’Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles. Elle s’attache au quotidien, le sien comme celui des autres, en observant gestes, espaces et habitudes sur le long terme, jusqu’à l’épuisement d’un sujet. Son travail, à la fois intime et poétique, interroge la manière dont la photographie peut accompagner et transformer le réel. Le livre occupe une place centrale dans sa pratique, lui offrant un espace pour recomposer ses images et inventer de nouveaux récits.

Le projet sur lequel Émilie travaille en résidence est une série photographique réalisée dans un espace délimité face à la mer, réduit et sans horizon. Bien qu’extérieure, cette petite parcelle agit comme un refuge, un fragment de paysage dans lequel elle se sent profondément ancrée. Cet environnement restreint a servi de cadre unique à l’ensemble des prises de vues. L’enjeu de ce travail est de questionner ce que peut révéler une attention prolongée à un lieu limité : ses détails, ses répétitions, ses variations infimes.  Chaque jour, chaque lumière, chaque heure transforme le paysage, révélant de nouvelles textures et nuances. L’eau, tantôt calme, tantôt agitée, se métamorphose sans cesse, et chaque instant offre une lecture différente du lieu.

Émilie décortique le monde qui l’entoure avec grâce et poésie. De la nuit, nait la lumière qui illumine ses photographies.

@emiliedanylisejeanne

 

@Emilie orengo